Sur notre bonne vieille planète, combien d'enfants, comme sur le dessin ci-contre, ont le loisir de jouer tranquillement en toute innocence??? Dur à dire... mais le poème ci-dessous nous donne malheureusement une petite idée de la réponse... et elle fait froid dans le dos:
Le poème a été écrit par un certain Raymond Lévesque en 1956. En voici un extrait...
"Si l'on compare le monde avec un village de 100 habitants, en tenant compte de toutes ses composantes, le village ressemblerait alors à ceci :
- 57 Asiatiques - 21 Européens - 14 Américains - 8 Africains
- 52 femmes - 48 hommes
- 70 personnes de couleur - 30 blancs
- 70 non-chrétiens - 30 chrétiens
- 89 hétéros - 11 homos
- 6 personnes possèderaient 59% de la richesse mondiale totale
- 6 personnes auraient la nationalité américaine
- 80 seraient sans abri
- 70 seraient analphabètes
- 50 seraient dépendantes de quelqu'un d'autre
- 1 serait mourant
- 2 naîtraient
- 1 aurait un PC
- 1 serait diplômé
Si l'on regarde le monde de cette manière, il est clair que compréhension, tolérance et études deviennent nécessaires. Si ce matin vous vous êtes réveillés sans être malade, alors vous êtes plus heureux qu'un million de personnes qui vont mourir dans les prochains jours.
Si vous n'avez jamais souffert de la guerre, de la solitude ou de la faim, alors vous êtes beaucoup plus heureux que 500 millions de personnes dans le monde.
Si vous pouvez aller à votre lieu de culte, sans vous sentir obligé, sans être arrêté ou être tué, alors vous êtes beaucoup plus heureux que 3 milliards de personnes dans le monde.
S'il y a de la nourriture dans votre frigo, que vous êtes vêtu, et que vous avez un toît, alors vous êtes plus riche que 75% de la population mondiale
Si vous avez un compte bancaire, un peu d'argent en poche ou un peu de monnaie dans une petite boîte, alors vous faites partie des 8% des personnes les plus riches au monde."
Ce texte n'a évidemment pas pour vocation de culpabiliser et de nous empêcher de vivre. Il nous permet juste de relativiser certaines choses et de prendre conscience qu'il faut se bouger pour changer les choses.
L'art peut les changer. Souvenez-vous de Camus : "L'Etranger" et "La Peste". L'Etranger ne vivait que pour lui. Etranger aux autres, étranger à lui-même. Pas vraiment malheureux, non. Juste indifférent. Mort. Le médecin de la Peste, lui, vivait pour les autres. Présent aux autres, présent à lui-même. Il souffrait avec les autres.... mais il était vivant. Quelque chose de plus grand que lui l'incitait à se dépasser et à se battre. Ceci vous parle? Oui?
Alors vivons!!!
* Le petit dessin est de Céline Bouvier (voir article plus loin). Ne vous amusez pas à recopier l'image!!! Elle est protégée par les droits d'auteur. Merci.